L’air dans mes poumons
Aujourd’hui, je me suis excusée de me respecter. Wow.
Mais j’en suis pas restée là; ensuite j’ai réalisé à quel point c’était stupide de le faire. Sauf que j’pense que j’avais à le dire, pour le prévenir. On est dans une société où on a tellement de pression pour faire comme les autres, être comme les autres, qu’on en vient à s’excuser de justement, faire seulement ce qui nous tente. Je demande pardon d’être moi, alors qu’au fond, c’est tout c’que j’devrais avoir à faire.
Dans un sens, je suis contente d’être capable, dans certaines sphères de ma vie, de faire seulement ce dont j’ai envie. Même si ça me classe à part des autres. Parce que ça me classe à part des autres? Je pense que c’est vraiment une bonne question. Est-ce que j’suis comme ça, un peu marginale sur les bords ? J’ai l’air tellement quelconque… visuellement, j’suis différente à peu près 20% du temps. Mais dans ma tête… il se passe énormement de trucs différents.
Alors je lui ai dit, à Émile… que j’étais capable, malgré mes tendances auto-destructrices, d’un peu de respect envers ma tête, envers mon coeur, envers mon corps. D’ailleurs je ne sais pas où je trouve la force de faire ça, me respecter. Souvent dans la foule, j’aimerais disparaître, devenir invisible, me fondre aux meubles, aux arbres, aux autres visages… J’suis comme pleine de contradictions. Effleurement est en fait un paradoxe. Ne devrais-je pas, vouloir à tout prix être acceptée, ne pas vouloir déplaire ou déranger et donc… me ranger, dans le même tiroir que les autres? Mystère!
Je rêve, de simplement pouvoir Être, avec un grand E. Ne pas avoir envie de m’enfuir; juste respirer, me donner le droit d’être là, parmis les autres, au même titre qu’eux. Ne pas m’excuser d’exister, à chaque respiration. Au bout du compte, c’est fatiguant. Je pense que ce n’est pas ça, vivre. Et franchement, j’ai bien hâte de la commencer, ma vie, la vraie.
Pour ça, je devrai peut-être réviser mon orientation professionnelle, mais je verrai. Je sens que bientôt, je laisserai pousser de nouvelles choses en moi. Je prépare la terre, j’ai les graines quelque part… Manque plus que l’eau et le soleil. Ensuite, je pousserai, et si j’ai de la chance, je me rendrai aux nuages.
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Tags: être soi-même, conventions sociales, exister, respect de soi, vivre
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